Titre : |
chair du temps (La) |
Type de document : |
texte imprimé |
Editeur : |
Paris : Stock |
Année de publication : |
2012 |
Importance : |
265 p. |
Format : |
22 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-234-07184-1 |
Prix : |
19 EUR |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
Cannone -- Belinda -- 1958-.... -- Journaux intimes
|
Index. décimale : |
848.0 |
Résumé : |
Le 11 mars 2011, lorsque je suis revenue dans ma maison des champs, j'ai découvert que des cambrioleurs avaient emporté deux grandes malles contenant tout mon passé : plusieurs décennies de journaux intimes, vingt ans de carnets de travail, toutes mes photos et ma correspondance. En somme, je venais de perdre la totalité de ma mémoire. Etrange deuil à traverser : j'étais celle qui avait perdu son bien le plus précieux et, en même temps, ce qui était perdu était... moi-même.
Face à dépouillement si radical, le soir de ma découverte j'ai commencé à tenir le journal de ma perte pour essayer de l'assimiler. Qu'est-ce donc que la mémoire? Et l'oubli? Pourquoi être si attachée à des journaux intimes? De quoi la disparition des lettres d'amour me privait-elle? Qu'est-ce que le présent? Chaque fois la réponse tenait à la nature de cette sorte d'écrits : liés au vivant, à l'individu, au singulier, ils sont comme la chair du temps, périssables et pour cela même infiniment précieux. Il fallait résister à la mélancolie. Je lui ai opposé le désir du livre. |
chair du temps (La) [texte imprimé] . - Paris : Stock, 2012 . - 265 p. ; 22 cm. ISBN : 978-2-234-07184-1 : 19 EUR Langues : Français ( fre)
Catégories : |
Cannone -- Belinda -- 1958-.... -- Journaux intimes
|
Index. décimale : |
848.0 |
Résumé : |
Le 11 mars 2011, lorsque je suis revenue dans ma maison des champs, j'ai découvert que des cambrioleurs avaient emporté deux grandes malles contenant tout mon passé : plusieurs décennies de journaux intimes, vingt ans de carnets de travail, toutes mes photos et ma correspondance. En somme, je venais de perdre la totalité de ma mémoire. Etrange deuil à traverser : j'étais celle qui avait perdu son bien le plus précieux et, en même temps, ce qui était perdu était... moi-même.
Face à dépouillement si radical, le soir de ma découverte j'ai commencé à tenir le journal de ma perte pour essayer de l'assimiler. Qu'est-ce donc que la mémoire? Et l'oubli? Pourquoi être si attachée à des journaux intimes? De quoi la disparition des lettres d'amour me privait-elle? Qu'est-ce que le présent? Chaque fois la réponse tenait à la nature de cette sorte d'écrits : liés au vivant, à l'individu, au singulier, ils sont comme la chair du temps, périssables et pour cela même infiniment précieux. Il fallait résister à la mélancolie. Je lui ai opposé le désir du livre. |
|  |