Titre : |
Poétique de l'opéra français de Corneille à Rousseau |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Catherine Kintzler, Auteur |
Mention d'édition : |
2e éd. |
Editeur : |
Paris : Minerve |
Année de publication : |
1991 |
Collection : |
Culture et société |
Importance : |
582 p. |
Format : |
23 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-86931-111-4 |
Prix : |
35.00 EUR |
Note générale : |
Bibliogr. p. 443-476 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
Opéra -- France -- 17e siècle Opéra -- France -- 18e siècle Opéras -- Esthétique -- France -- 17e siècle Opéras -- Esthétique -- France -- 18e siècle Théâtre -- France -- 17e siècle Théâtre -- France -- 18e siècle
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Index. décimale : |
782.1 |
Résumé : |
Parce que l'opéra est un théâtre, il s'impose comme objet littéraire.Est-il raisonnable qu'une furie s'envole ? quoi ressemblent les aboiements de Cerbère ? Pourquoi est-il normal qu'un personnage arrive sur un nuage, mais inadmissible qu'Achille vive cent ans ? Pour que des questions aussi frivoles deviennent sérieuses, il fallait les hisser, comme le fit la France classique, à la hauteur d'objets intellectuels. C'était faire voir que l'opéra se pense comme, et selon, le théâtre classique dont il épouse la poétique et les principes philosophiques.
En s'emparant du domaine du fabuleux qui l'affranchit des contraintes ordinaires, l'opéra classique ose ce que le théâtre s'interdit. Au-delà des règles, il met à nu les lois de ce monde possible que se propose toute mise en scène. Révélation et trahison de son homologue dramatique, cet hyper-théâtre construit un monde pensable, avec sa logique, sa physique et son éthique. Aussi faut-il, pour le débrouiller, recourir aux plus grands penseurs. Sans Corneille (qui ne croit pas à l'opéra français), sans Rousseau (qui n'y croit plus), Lully et Rameau sont orphelins. |
Poétique de l'opéra français de Corneille à Rousseau [texte imprimé] / Catherine Kintzler, Auteur . - 2e éd. . - Paris : Minerve, 1991 . - 582 p. ; 23 cm. - ( Culture et société) . ISBN : 978-2-86931-111-4 : 35.00 EUR Bibliogr. p. 443-476 Langues : Français ( fre)
Catégories : |
Opéra -- France -- 17e siècle Opéra -- France -- 18e siècle Opéras -- Esthétique -- France -- 17e siècle Opéras -- Esthétique -- France -- 18e siècle Théâtre -- France -- 17e siècle Théâtre -- France -- 18e siècle
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Index. décimale : |
782.1 |
Résumé : |
Parce que l'opéra est un théâtre, il s'impose comme objet littéraire.Est-il raisonnable qu'une furie s'envole ? quoi ressemblent les aboiements de Cerbère ? Pourquoi est-il normal qu'un personnage arrive sur un nuage, mais inadmissible qu'Achille vive cent ans ? Pour que des questions aussi frivoles deviennent sérieuses, il fallait les hisser, comme le fit la France classique, à la hauteur d'objets intellectuels. C'était faire voir que l'opéra se pense comme, et selon, le théâtre classique dont il épouse la poétique et les principes philosophiques.
En s'emparant du domaine du fabuleux qui l'affranchit des contraintes ordinaires, l'opéra classique ose ce que le théâtre s'interdit. Au-delà des règles, il met à nu les lois de ce monde possible que se propose toute mise en scène. Révélation et trahison de son homologue dramatique, cet hyper-théâtre construit un monde pensable, avec sa logique, sa physique et son éthique. Aussi faut-il, pour le débrouiller, recourir aux plus grands penseurs. Sans Corneille (qui ne croit pas à l'opéra français), sans Rousseau (qui n'y croit plus), Lully et Rameau sont orphelins. |
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